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La recherche sur le microbiote intestinal est en pleine effervescence depuis une bonne dizaine d’années. Depuis les découvertes remettant en cause la vision traditionnelle de l’intestin – un long tube vide au sein duquel se déroule la digestion des aliments et l’absorption des nutriments, presque pas une étude à propos de physiologie humaine ne fait mention de l’implication du microbiote intestinal dans diverses pathologies. Le terme de « dysbiose » du microbiote est ainsi apparu.

S’il est acquis que le microbiote intestinal peut être modulé par l’alimentation, et que certains mécanismes d’action sont dégagés, une question primordiale demeure : la « dysbiose » du microbiote est-elle la cause, la conséquence, ou finalement spectatrice de certaines pathologies humaines ?

C’est la question que se pose cet article de perspective publié dans la très sérieuse revue Cell. Reprenant l’exemple de la transplantation de microbiote fécal et des modèles rongeurs associés, l’article souligne que la majorité des études concluent à tort que cette transplantation peut soigner diverses pathologies. L’effet de mode semble être de mise, conjugué à une volonté de ne publier que des études montrant des impacts significatifs plutôt que neutres vis-à-vis de la santé humaine.

Establishing or Exaggerating Causality for the Gut Microbiome: Lessons from Human Microbiota-Associated Rodents. Article publié dans Cell le 23 janvier 2020.

Lien de l’article (open access) : https://doi.org/10.1016/j.cell.2019.12.025

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