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D’après Nutrients, le 14 mars 2019.

Au cours des cinquante dernières années, la consommation mondiale de viande a augmenté dans les pays en développement et les pays développés, bien que la tendance commence à s’inverser dans les pays développés. Une corrélation entre mortalité et consommation de viande rouge et/ou transformée existerait et contribuerait à la preuve d’effets néfastes possibles de ces aliments courants. L’étude d’Alshahrani et al. (2019) vise à étudier le lien entre la consommation de viande rouge et viande transformée et la mortalité.

Pour cela, une étude de cohorte prospective portant sur environ 72 179 hommes et femmes américains et canadiens entre 2002 et 2007 a été réalisée. Le régime alimentaire a été évalué à l’aide d’un questionnaire quantitatif de fréquence alimentaire validé (FFQ). Les données sur la mortalité ont été obtenues à partir de l’Indice national de décès.

Au cours du suivi s’étalant sur 11,8 ans, il y a eu 7961 décès dont 2598 causés par des maladies cardiovasculaires (MCV) et 1873 dus à un cancer. La viande rouge non transformée était associée à un risque augmenté de mortalité toutes causes confondues et de mortalité par MCV. La viande transformée seule n’a elle pas été associée de manière significative au risque de mortalité. Cependant, l’association viande rouge et viande transformée était associée à une mortalité toutes causes confondues et à une mortalité par MCV.

Ces résultats suggèrent des risques modérément plus élevés de mortalité toutes causes confondues et de MCV associées à la viande rouge et transformée dans une population ayant une consommation modérée de viande.

Référence : Alshahrani, S. M., Fraser, G. E., Sabaté, J., Knutsen, R., Shavlik, D., Mashchak, A., … & Orlich, M. J. (2019). Red and Processed Meat and Mortality in a Low Meat Intake Population. Nutrients, 11(3), 622.