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D'après Foodwatch, le 21 mars 2019.

En 2019, les produits porteurs d’allégations de santé ne sont pas rares. Ainsi, l’ONG Foodwatch s’est intéressée à une vingtaine de produits alimentaires afin de vérifier les allégations utilisées et les promesses faites. Suite à cette étude, l’ONG dénonce l’utilisation abusive de certaines allégations de santé qu’elle considère comme “des promesses en l’air du marketing”.

Parmi les allégations relevées, Foodwatch met en avant des thés et infusions à base de plantes revendiquant divers bénéfices (détox, sommeil…). Ces allégations sont pourtant tolérées par les autorités : en effet depuis 2012, la Commission européenne doit procéder à l’évaluation de ces allégations. la majorité de ces allégations reposant sur une utilisation traditionnelle, l’évaluation a été suspendue en attendant de trouver une méthode d’évaluation adéquate.

Pour certains produits, Foodwatch reproche au produit de devoir être consommé en quantité très importante pour obtenir le bénéfice revendiqué. Autre situation, des allégations telles que “Energie”, “Antioxydant”… sont affichées sur des produits sucrés (par exemple des jus de fruits) et dont la consommation devrait plutôt être occasionnelle. L’utilisation des allégations devait initialement reposer sur des profils nutritionnels, cependant l’établissement de profils nutritionnels au niveau européen semble abandonné à ce jour.

L’utilisation des allégations nutritionnelles et de santé est encadré par des textes réglementaires ((CE) 1924/2006 ou encore 432/2012) et des contrôles sont mis en place par les autorités (voir RDP du jeudi 20 décembre 2018). L’interprétation et la compréhension de ces allégations par le consommateur pourraient cependant être prises en compte (voir RDP du vendredi 15 mars).