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Dans ce contexte de crise sanitaire, les consommateurs souhaitant se protéger de l’infection au coronavirus, se tournent vers des compléments alimentaires contenant des plantes reconnues pour leurs vertus anti-inflammatoires. Cependant, ce type de produits peut représenter des risques selon l’Anses. L’agence s’est donc auto-saisie le 31 mars 2020 afin de déterminer les éventuels dangers que pourraient causer les compléments alimentaires à base de plantes anti-inflammatoires.

Le groupe de travail de l’Anses a mis en évidence que certaines plantes composées de dérivés de l’acide salicylique, interféreraient avec les défenses naturelles de l’organisme, nécessaires pour combattre l’infection au coronavirus. Ces plantes fonctionneraient comme des anti-inflammatoires non stéroïdiens et entraineraient des risques de complications infectieuses. Parmi elles, nous pouvons citer le saule, la reine des prés, le bouleau, le peuplier, la verge d’or et les polygalas. Il existe également des plantes comportant d’autres types d’anti-inflammatoires, comme l’harpagophytum, les échinacées, le curcuma, la griffe du chat (ou liane du Pérou) ainsi que les plantes des genres Boswellia et Commiphora.

Au vu de l’étude réalisée, l’Anses juge qu’il est primordial que les personnes atteintes du coronavirus cessent immédiatement de consommer ce type de compléments alimentaires aussitôt que les premiers symptômes surviennent. Il est également indispensable d’informer les personnes qui achètent ces compléments dans le cadre de maladies inflammatoires chroniques, qu’une interférence avec leurs propres défenses immunitaires est possible et qu’il est nécessaire d’en parler avec leur médecin traitant.

Pour consulter l’intégralité de l’avis de l’Anses, c’est ICI.

Visuel : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2f/Gelules-et-comprimes.jpg