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L’agence brésilienne de réglementation des aliments (ANVISA : Agencia Nacional de Vigilancia Sanitária) a annoncé récemment la mise en place progressive d’une norme concernant l’interdiction des acides gras trans. Cette nouvelle norme limitera à 2% le niveau de ces acides gras “néfastes”, par rapport à la teneur totale en matières grasses, avec interdiction ultérieure des matières grasses et huiles partiellement hydrogénées riches en acides gras trans. Ces dernières – appréciées par les fabricants de produits alimentaires en raison de leurs propriétés technologiques intéressantes (durée de conservation prolongée, goût stable…) – sont en effet la principale sources des acides gras trans et ont un impact négatif sur la santé cardiaque.

L’interdiction sera déployée en trois phases :

  • Dans un premier temps, la présence d’acides gras trans sera limitée à 2% dans les huiles raffinées d’ici le 1er juillet 2021, laissant ainsi aux producteurs une période de 18 mois environ pour se mettre en conformité.

  • Ensuite, cette limite sera généralisée à tous les produits emballés destinés au consommateur et à ceux utilisés en restauration. Les fabricants ont entre juillet 2021 et janvier 2023 pour se mettre en conformité.
     
  • Enfin, les huiles et matières grasses partiellement hydrogénées seront interdites dès le 1er janvier 2023

L’organisation brésilienne de défense des droits des consommateurs a salué cette mesure, mais regrette toutefois que le délai de mise en application de l’interdiction ne soit pas plus court. L’organisation a également déclaré que cette mesure est d’autant plus importante que l’étiquetage nutritionnel qui sera déployé prochainement au Brésil – avec des informations sur la teneur en sucre, en sel et en graisses saturées – ne prévoit pas d’informations sur la teneur en acides gras trans.