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Le monde des applications nutritionnelles est en ébullition. Leur nombre n’a cessé de se multiplier au cours des deux dernières années. Tour des actualités autour des applications nutritionnelles.

  • Yuka publie son étude d’impact

Deux ans après son lancement, Yuka a mené une étude d’impact pour savoir “Comment Yuka contribue à faire changer les choses ?”. Pour ce faire, un questionnaire en ligne a été mis en place du 25 au 29 avril 2019. Au total, 229 005 personnes ont répondu à cette enquête.

Parmi les principaux résultats de l’étude, 9 utilisateurs sur 10 considèrent que l’application peut pousser les industriels à proposer de meilleurs produits et 84 % des utilisateurs pensent que Yuka a plus d’impact que les pouvoirs publics pour faire changer les choses. Autre résultat sur l’impact de l’application sur les comportements alimentaires des utilisateurs : 83 % déclarent désormais acheter “moins mais mieux”.

Pour consulter l’ensemble de la mesure d’impact : Comment Yuka contribue à faire changer les choses ?

  • C’est qui le patron ! crée C’est quoi ce produit ?!

C’est qui le patron ! est une marque qui donne la parole aux consommateurs qui décident des attributs des produits qu’ils veulent voir sur le marché. C’est dans ce même état d’esprit de laisser le choix au consommateur que C’est qui le patron ! a décidé de proposer sa propre application nutritionnelle : C’est quoi ce produit ?!. Selon Nicolas Chabanne, le fondateur de la marque, cet outil se distingue par une personnalisation des notes des produits en fonction de l’utilisateur et de ses attentes sur sept thématiques : nutrition, environnement, qualité, éthique, prix, origine et appréciation.

  • L’Inserm pose la question “Peut-on laisser nos assiettes aux applis ?”

Pour répondre à cette question, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale a interrogé trois experts qui répondent “Non” à l’unanimité, deux d’entre eux y ajoutent tout de même une nuance “Non, mais…”. 

Les principaux arguments avancés sont que les scores attribués aux produits par les algorithmes conduisent à des résultats tels que Bon ou Mauvais sans explication plus poussée. Mathilde Touvier (épidémiologiste et directrice de l’EREN) déplore un manque de fondement scientifique et le “lissage” des résultats avec la prise en compte sous une même notation de critères non comparables (qualité nutritionnelle, présence d’additif, origine…). Nicole Darmon (nutritionniste, directrice de recherche à l’Inra) regrette que “l’alimentation s’individualise, le plaisir et la spontanéité cèdent la place à l’inquiétude et à la norme“. La question de l’égalité face à ces applications est également discutée. En effet, Jean-Pierre Loisel (sociologue et chef de service Communication, éducation et développement de l’Institut National de la Consommation) considère ces outils comme “la marque d’une société à plusieurs vitesses“, les personnes à faible revenu – pour lesquelles le prix reste le premier critère d’achat – ne sont pas forcément prêtes à modifier leur alimentation en fonction de ces applications.

Pour consulter l’ensemble de la publication : Nutrition – Peut-on laisser nos assiettes aux applis ? (p42-43)

Sources : www.ladn.eu / www.processalimentaire.com / www.lsa-conso.fr