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Augmenter la place des protéines végétales dans l’alimentation soulève la question du maintien de la masse musculaire avec l’âge. L’essai IMPACT, publié dans The American Journal of Clinical Nutrition, a comparé une alimentation lacto-ovo-végétarienne, incluant des œufs et des produits laitiers, à une alimentation omnivore chez des personnes âgées pratiquant un entraînement de résistance.

Cet essai randomisé a inclus 108 adultes de 55 ans ou plus, d’âge médian de 66 ans. Pendant douze semaines, les participants choisissaient leurs aliments avec un accompagnement diététique et suivaient trois séances hebdomadaires de renforcement musculaire. Les deux groupes visaient un apport d’au moins 1,2 g de protéines/kg de poids corporel/jour, avec au moins 60 % de protéines végétales dans le groupe végétarien ou 60 % de protéines animales dans le groupe omnivore.

À douze semaines, les apports moyens atteignaient 1,24 g/kg/j dans le groupe végétarien, contre 1,58 g/kg/j dans le groupe omnivore. Les proportions de protéines végétales et animales atteignaient respectivement 76 % et 67 %. Les objectifs étaient donc atteints en moyenne, mais les apports protéiques restaient significativement plus faibles dans le groupe végétarien.

La masse musculaire appendiculaire, correspondant aux membres, augmentait dans les deux groupes : plus 0,38 kg avec l’alimentation végétarienne et plus 0,66 kg avec l’alimentation omnivore. Cependant, la non-infériorité de l’alimentation végétarienne n’était pas démontrée. Ce résultat ne prouve pas une infériorité musculaire, mais ne permet pas non plus de conclure à une efficacité comparable.

La force à la presse à jambes et la performance au test de lever de chaise s’amélioraient dans les deux groupes, sans différence significative entre eux. Néanmoins, les apports protéiques et énergétiques différaient : les résultats ne permettent donc pas d’isoler l’effet de l’origine des protéines à quantité égale.

→ En conclusion, l’étude montre qu’une alimentation lacto-ovo-végétarienne accompagnée d’un conseil diététique peut s’intégrer à un programme associé à des gains musculaires après 55 ans et permettre un apport protéique suffisat. La durée limitée et le profil relativement sain des participants de l’étude ne permettent toutefois pas d’extrapoler ces résultats aux personnes fragiles ni au maintien des bénéfices à long terme.

 


« Effects of a self-selected vegetarian compared with an omnivorous diet on protein intake and muscle mass in older adults during resistance exercise: the IMPACT randomized controlled trial »

Article publié le 22 septembre 2026 dans The American Journal of Clinical Nutrition

Lien (article en accès libre) : https://doi.org/10.1016/j.ajcnut.2026.101533

Photo d’illustration issue de la banque d’images Pexels. Crédit : Anna Shvets