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L’obésité et les maladies métaboliques en général sont le résultat de nombreux facteurs, parmi lesquels l’alimentation. Les choix alimentaires, la quantité d’aliments, mais aussi la balance énergétique sont cités comme autant d’éléments potentiels favorisant ces maladies. Précisément, de nombreux travaux se sont focalisés sur l’apport en énergie, en lien avec le rythme circadien et le rythme des repas.

Des chercheurs espagnols se sont intéressés dans cette étude au lien entre fréquence des repas, rythme circadien et paramètres anthropométriques. Pour cela, 260 personnes adultes ont été suivies pendant 6 jours consécutifs, pendant lesquels des données déclaratives ont été obtenues sur leur nombre de repas quotidiens, ainsi que sur leur sommeil. Toutes ces données ont permis aux chercheurs d’établir des « profils » alimentaires et circadiens, reliés à des mesures anthropométriques (taille, poids, tour de taille, etc.).

De manière assez inattendue, les chercheurs ont constaté que les personnes ayant le plus de « repas » dans la journée (au sens des consommations d’énergie via la nourriture) étaient celles qui avaient un indice de masse corporelle (IMC) le plus faible. Plus précisément, les personnes ayant 5 « repas » par jour avaient plus tendance à avoir un faible IMC, en comparaison des personnes en ayant moins de 3. Autre point surprenant : cette tendance à un faible IMC est corrélée à une plus grande prise d’énergie après 20h le soir, ainsi qu’à une meilleure qualité de sommeil.

Ces résultats valideraient une théorie alternative selon laquelle il faudrait consommer de l’énergie en permanence pour avoir des résultats notables sur l’IMC. Néanmoins, l’étude repose essentiellement sur des paramètres déclaratifs, recueillis sur 6 jours consécutifs et pas forcément représentatifs des consommations alimentaires régulières des participants. Enfin, certains facteurs confondants ne sont pas non plus à exclure pour expliquer ces résultats.

 

Higher eating frequency is associated with lower adiposity and robust circadian rhythms: a cross-sectional study.

Article de recherche publié le 23 octobre 2020 dans The American Journal of Clinical Nutrition.

Lien (accès restreint) : https://doi.org/10.1093/ajcn/nqaa282