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Ces dernières années, les produits de nutrition infantile ont subi une forte baisse des ventes, s’expliquant par une baisse de la natalité (- 1,5 % selon l’Insee – 2018) ainsi qu’un renforcement de l’allaitement et du fait-maison. L’affaire du lait contaminé à la Salmonelle a également contribué à ce recul en entraînant une méfiance certaine des parents.

Pour redynamiser le marché, les entreprises agroalimentaires du secteur s’inspirent du mode de consommation des adultes. Ainsi d’autres tendances comme le  végétal et le « sans » se dessinent au rayon nutrition infantile en plus des produits bio déjà bien présents.

En effet, alors que le chiffre d’affaires de l’alimentation infantile s’inscrit année après année en recul, le bio en nutrition infantile se porte bien. Aujourd’hui, les références bio (hors MDD) représentent 12,8 % du chiffre d’affaires des laits infantiles et 21,8 % de celui de l’alimentation diversifiée. Nombreux sont ceux qui souhaitent proposer des produits exclusivement bio. Prenons l’exemple de Blédina et Nestlé, deux géants sur le marché de l’alimentation infantile qui proposent désormais également des gammes bio, ou encore Carrefour et E.Leclerc qui ont décidé de passer leurs gammes de produits infantiles en 100 % bio d’ici la fin de l’année (voir article Produits & Tendances – Août 2019).

Pour se différencier, il va falloir développer des arguments autres que celui du 100 % bio selon Iri. Tandis que certains critères restent des fondamentaux : le goût, l’éveil du goût ou encore la variété, d’autres axes se développent comme le Fabriqué en France, le « sans » et le végétal. Cette percée sur le marché est une réponse aux demandes des parents qui veulent des produits plus sains et plus « clean » pour leurs enfants. Pour aller encore plus loin, 12 % des 6-35 mois sont déjà adeptes du flexitarisme selon l’Institut des Mamans.

Source : LSA