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En avril 2015, de nouvelles normes d’étiquetage des aliments avaient été mises en place au Japon et un délai de cinq ans avait été prévu pour se conformer aux nouvelles règles. Les modifications concernaient aussi bien l’étiquetage nutritionnel que la déclaration des allergènes contenus dans les produits transformés.  Cette nouvelle réglementation est désormais en vigueur depuis le 1er avril 2020.

En ce qui concerne les valeurs nutritionnelles : les entreprises devront désormais préciser la mention « Nutrition Information » (informations nutritionnelles) en haut du tableau nutritionnel. Pour la déclaration des nutriments, un ordre a été également défini (calories, protéines, matières grasses, glucides et sodium) et il est possible de rajouter volontairement plusieurs nutriments : acides gras saturés, cholestérol, sucres, fibres, minéraux et vitamines. Si le produit contient une allégation, le nutriment en question devra être indiqué dans le tableau nutritionnel.  Les valeurs nutritionnelles devront être obligatoirement déclarées sur l’emballage mais les industriels pourront choisir le format : pour 100 g (ou 100 ml), pour une portion (en précisant la quantité), etc.

Les niveaux de nutriment peuvent être définis par calcul à l’aide d’une table de composition nutritionnelle ou par analyse nutritionnelle en laboratoire selon la méthode de référence. Il n’est pas nécessaire d’indiquer « valeur estimée » lorsque les valeurs nutritionnelles ont été calculées (via une table de composition) et qu’elles sont comprises dans la marge d’erreur définie. Dans le cas contraire, la mention « valeur estimée » devra alors être précisée.

Quant à la déclaration des allergènes : les allergènes doivent être clairement indiqués sur les emballages produits et être conformes aux règles d’étiquetage. Il existe par ailleurs des spécificités pour certains d’entre eux. Il est en effet obligatoire de préciser sur l’étiquetage les principaux allergènes suivants : crevette, crabe, blé, sarrasin, œufs, lait et arachide. En revanche, les entreprises ne sont pas obligées de spécifier la présence de plusieurs allergènes : amande, ormeau, calmar, ikra, orange, noix de cajou, kiwi, bœuf, noix, sésame, saumon, maquereau, soja, poulet, banane, porc, matsutake, pêche, igname, pomme et gomme d’origine animale. Toutefois, il est primordial que les industriels précisent sur l’emballage s’il y a des risques de contamination croisée.