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La DGCCRF contrôle régulièrement les sites de vente en ligne de compléments alimentaires pour vérifier le suivi de la réglementation relative aux allégations nutritionnelles et de santé. Cette fois, elle donne le résultat de ses contrôles chez les opérateurs de taille modeste, qui révèle un taux de non-conformités constant dans le temps.

Les enquêteurs ont contrôlé 95 sites internet proposant l’achat en ligne de compléments alimentaires et ont constaté de nombreux manquements à la réglementation. Le taux moyen de non-conformité (76%) est important.

Les principales anomalies constatées portaient sur :

  • l’utilisation d’allégations de santé non autorisées ou employées de manière non conforme (64 % des sites contrôlés concernés),
  • l’utilisation d’allégations thérapeutiques interdites (49 % des sites contrôlés),
  • l’emploi d’allégations dites « générales » non associées à des allégations de santé dûment autorisées (23 % des sites contrôlés).

Concernant les allégations de santé, il s’agit principalement de produits à base de plantes, de produits de la ruche ou encore de polyphénols et de chitosan. Les manquements observés sont souvent liés à une mauvaise utilisation des allégations de santé faisant croire que c’est le produit dans son ensemble (et non une substance particulière) qui est porteur de l’allégation.

Pour ce qui est des allégations thérapeutiques, elles sont tout bonnement interdites. Il s’agissait par exemple :

  • les allégations ciblant une maladie, telles que l’affirmation d’un« rôle dans la polyarthrite rhumatoïde »,
  • les allégations utilisant des termes en lien avec la thérapie comme le terme « qualité curative »,
  • les allégations faisant référence à des effets pharmacologiques tels que l’adjectif « anti-inflammatoire »,
  • les allégations faisant référence à des symptômes d’une maladie sans faire état de celle-ci, comme dans le message  « recommandé en cas de douleurs articulaires ».

Parmi les allégations thérapeutiques interdites découvertes, de nombreux couples substance/maladie ont été trouvés, par exemple « canneberge/infection urinaire » ou « curcuma/arthrite ».

Au vu de la taille du marché, d’autres contrôles sont à prévoir.

Visuel : Image par Seksak Kerdkanno de Pixabay