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D’après Nature (2019)

Le syndrome métabolique (MetS) est caractérisé par une constellation d’anomalies métaboliques qui prédisposent les individus à un risque accru de développer des maladies cardiovasculaires ainsi que le diabète de type 2. Le microbiote intestinal apparaît comme un contributeur clé impliqué dans l’apparition de troubles liés à l’obésité. Chez l’homme, des études ont mis en évidence une corrélation négative entre l’abondance d’Akkermansia muciniphila, une bactérie commensale résidant dans l’intestin, et le surpoids, l’obésité, le diabète de type 2 non traité et l’hypertension.

L’étude clinique de Depommier et al. (2019), randomisée, à double insu, contrôlée par placebo chez 40 volontaires en surpoids et/ou obèses résistants à l’insuline, étudie les effets de l’administration d’A. muciniphila sur les paramètres métaboliques tels que la résistance à l’insuline.  Les résultats montrent qu’une supplémentation orale quotidienne de 1010 bactéries d’A. muciniphila vivantes ou pasteurisées pendant trois mois est sans danger et bien tolérée. Pasteurisée, A. muciniphila améliore la sensibilité à l’insuline, réduit l’insulinémie et le cholestérol total plasmatique. Cette supplémentation diminue légèrement le poids corporel par rapport au groupe placebo et diminue la masse grasse et le tour de hanche par rapport au début de l’étude.

En conclusion, une supplémentation en A. muciniphila est sûre, bien tolérée et améliore plusieurs paramètres métaboliques chez les sujets obèses résistants à l’insuline.

Référence : Depommier C et al. Supplementation with Akkermansia muciniphila in overweight and obese human volunteers: a proof-of-concept exploratory study. Nat Med. 2019 Jul 1.

Crédit photo : Philatax