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FranceAgriMer publie les résultats d’une vaste étude des pratiques autour du végétarisme dans 4 pays européens, dont la France. Elle a été menée par le CREDOC auprès de près de 3500 personnes en France, en Espagne, en Allemagne et au Royaume-Uni.

Il est intéressant de noter un décalage entre le végétarisme “déclaré” (“je suis végétarien”) et le végétarisme “pratiqué” (“je ne mange pas de viande”) : si 4 % des Français se déclarent végétariens, seuls 2,3 % ne consomment aucun produit carné (ovo-lacto-pesco) et 1,7 % ni viande ni produit de la mer (ovo-lacto). A l’inverse, sur 100 personnes ne consommant jamais de viande, seuls 83 % se considèrent comme végétariennes. Pour les experts ayant travaillé sur l’étude, cela reflète la multiplicité des définitions autour de l’identité “végétarienne”, qui s’étend des végétaliens (qui ne consomment aucun produit d’origine animale) aux flexitariens ou semi-végétariens, qui peuvent consommer de la viande dans les occasions festives ou qui n’éliminent que la viande rouge de leur alimentation. 

Plus généralement, ces pratiques s’inscrivent dans une tendance plus large de baisse de consommation de viande de ces dernières années. Ici, 50% des Français, 42% des Allemands, 41% des Espagnols et 36% des Britanniques déclarent avoir réduit leur consommation de viande par rapport à 2017, des tendances retrouvées dans les données de consommation comme INCA 3. Elles sont également traduites par la montée du flexitarisme, un terme connu d’un quart des Français et pratiqué par environ 20 % des personnes interrogées dans les 4 pays.

Selon les résultats de cette enquête, globalement à l’échelle de 4 pays, le végétarien/végan auto-déclaré est jeune, cadre et urbain, le pourcentage de personnes végétariennes/végétaliennes/vegans étant inversement corrélé à l’âge des participants. En revanche, et contrairement à des résultats antérieurs, il n’a pas été démontré de surreprésentation des femmes parmi les végétariens.

Quant aux motivations des végétariens, elles sont principalement liées à la santé (1er critère), aux considérations de bien-être animal (élevage, abattage) et à l’environnement. Les Français sont plus nombreux que les autres à citer la motivation du prix trop élevé.

Pour retrouver l’intégralité des résultats de l’étude, c’est ici.

Visuel : Image par Free-Photos de Pixabay