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Anne-Sophie Malhère. D’après un article paru dans Journal of Lipid Research, 31 Décembre 2011.

Des chercheurs de l’Université de Washington School of Medicine à St Louis ont découvert un récepteur sensoriel qui nous permet de détecter spécifiquement le goût de la graisse (au même titre qu’il existe déjà les saveurs sucrées, salées, amères, acides et umami).

Ils ont en parallèle pu mettre en évidence que la présence d’un variant du gène CD36 codant pour la protéine du même nom déterminait le niveau de sensibilité sensorielle à la présence de gras dans les produits. Très logiquement, cette variation interindividuelle de la sensibilité au gras influence les préférences alimentaires ainsi que les quantités de graisses consommées.

Les chercheurs ont suivi 21 personnes obèses, certains possédant la variante génétique entraînant une forte production de protéines CD36, d’autres à l’inverse non. Le test consistait à déterminer parmi 3 solutions à texture identique celle contenant des matières grasses. Les participants possédant les niveaux les plus élevés de protéines CD36 se sont révélés beaucoup plus sensibles à la présence de matières grasses que ceux produisant une faible quantité de ces protéines. Les personnes possédant la variante génétique entraînant une faible production de protéines CD36 seraient donc moins sensibles et donc moins vigilants à la présence de graisses dans l’alimentation.

Dernier point, des tests réalisés chez l’Animal ont permis de souligner qu’une alimentation plus riche en graisses conduirait à une moindre production de protéines CD36 qui elle-même a la conséquence de rendre moins sensible à la graisse. Cercle vicieux donc pour les personnes souffrant d’obésité qui produiraient moins de protéines CD36 en premier lieu pour des raisons génétiques et dans un second temps de par leur alimentation trop riche en graisses.
 

Référence : Marta Yanina Pepino, Latisha Love-Gregory, Samuel Klein and Nada A. Abumrad ; The fatty acid translocase gene, CD36, and lingual lipase influence oral sensitivity to fat in obese subjects ; Journal of Lipid Research ; 31 Décembre 2011.