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Dans le cadre des données récoltées par INCA3, l’Anses s’est penchée sur le volet de la consommation de repas hors-domicile des Français, des enfants aux adultes actifs en passant par les adolescents et les étudiants.

La restauration collective est la plus fréquentée par ces catégories de populations : 40 % des adultes et 75 % des jeunes d’âge scolaire fréquentent une cantine au moins une fois par semaine, ce qui en fait le principal contributeur aux apports nutritionnels après les repas pris à la maison : 10 % chez les adultes, 15 à 20 % chez les enfants et adolescents. C’est une bonne chose car ces repas sont globalement équilibrés du point de vue nutritionnel grâce aux plans alimentaires établis par le GEMRCN. Dans cette perspective, l’agence recommande de faciliter l’accès à cette offre de restauration aux étudiants, aux actifs non-cadres et aux enfants issus de familles moins favorisées. Il faut toutefois noter que ces données datent d’avant la crise de la Covid-19 (2014-2015) et que le moindre accès à cette offre de restauration (confinements…) a sans nul doute eu des conséquences nutritionnelles, particulièrement chez les plus jeunes.

Autre enseignement pour l’Anses : l’augmentation considérable de la fréquentation des lieux de restauration rapide, en particulier chez les adolescents. Chez les forts consommateurs (adultes et adolescents), les produits de restauration rapide (sandwiches, pizzas, boissons sucrées…) consommés en grandes quantités sont les premiers contributeurs aux apports nutritionnels. Pour les adolescents, en particulier, cette offre a tendance à remplacer les repas en restauration scolaire, ce qui n’est pas sans conséquence sur la qualité de leur alimentation. L’Anses considère donc comme prioritaire l’amélioration de la qualité nutritionnelle de l’offre de restauration rapide, au vu de sa place croissante dans l’alimentation des Français.

En conclusion, l’agence rappelle que la consommation de RHF n’est pas majoritaire dans les apports alimentaires des Français et que  “l’amélioration de la qualité de l’alimentation des individus doit s’intégrer dans une approche globale“.

Pour accéder au Rapport AST de l’Anses sur l’Etat des lieux des consommations alimentaires et apports nutritionnels dans la restauration hors foyer en France, à partir des données de l’étude INCA3 (2014-2015), c’est ici.

Visuel : Image par Hans Braxmeier de Pixabay