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Les végétaux de la famille des Brassicacées, comme le chou ou le brocoli, comportent des composés particuliers : les glucosinolates, qui sont physiologiquement inactifs. Cependant, de précédentes recherches ont suggéré que le microbiote intestinal humain était capable de métaboliser ces glucosinolates en d’autres molécules : les isothiocyanates, ces dernières étant épidémiologiquement associées à de moindres risques de cancers.

Si le mécanisme d’action des isothiocyanates n’est pas encore formellement déterminé, on ignore également quelles souches bactériennes sont capables, au sein du microbiote intestinal, de métaboliser les glucosinolates alimentaires en isothiocyanates. Dans cette étude, des chercheurs de l’université de Standford ont souhaité mettre en évidence ces souches bactériennes responsables de cette métabolisation.

À l’aide de nombreuses expérimentations in vitro mais aussi in vivo, les chercheurs ont pu identifier la souche Bacteroides thetaiotaomicron comme responsable de cette métabolisation. B. thetaiotaomicron est spécifiquement équipée pour pouvoir métaboliser les glucosinolates alimentaires, avec des opérons clairement identifiés. Des souris mutantes en ces opérons ont ainsi une moindre capacité à produire des isothiocyanates à partir de régimes riches en extraits de chou et brocoli. Le lien est donc formellement effectué entre les glucosinolates physiologiquement inertes et les isothiocyanates physiologiquement actifs.

 

 

A Metabolic Pathway for Activation of Dietary Glucosinolates by a Human Gut Symbiont.

Article de recherche, publié dans le numéro de Février 2020 de Cell.

Lien (open access) : https://doi.org/10.1016/j.cell.2020.01.023

Crédits d’image : https://fr.wikipedia.org/