Cet article est PREMIUM, et nécessite un abonnement payant pour lire la suite

Je m’identifie

Temps estimé - 3 min

Le Fonds mondial de recherche sur le cancer (WCRF), un organe de l’ONU, a publié un nouveau rapport, Building Momentum: Lessons on implementation strong restrictions of food and non-alcoolic beverage marketing to children, qui met en lumière l’incapacité des pays du monde entier à protéger les enfants contre les effets du marketing de la malbouffe (‘junk food’), ce qui contrevient à certains droits fondamentaux de l’enfant.

Amandine Garde, professeure de droit et directrice de l’Unité du droit et des maladies non transmissibles à l’Université de Liverpool, a déclaré: “La commercialisation des aliments affecte négativement plusieurs droits de l’enfant consacrés par la Convention relative aux droits de l’enfant et d’autres droits internationaux, y compris le droit de jouir du meilleur état de santé possible, le droit à une alimentation adéquate et nutritive et le droit à la vie privée.” 

L’étude rapporte des éléments de preuves issus du monde entier, soulignant que restreindre le marketing des junk foods aux enfants réduit leur exposition à ces produits et, par conséquent, la quantité consommée. Cela peut aider à réduire les taux d’obésité infantile et c’est pourquoi les restrictions relatives au marketing sont internationalement reconnues comme urgentes. Le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies a mis en avant la nécessité de restrictions dans certains pays majeurs comme le Canada, l’Afrique du Sud, la Suisse, le Brésil, le Chili, la Pologne et les Émirats Arabes Unis.

Kate Oldridge-Turner, responsable des politiques et des affaires publiques au WCRF, a déclaré : “Notre rapport souligne le rôle vital que jouent les gouvernements pour garantir que la malbouffe ne soit pas activement promue auprès des enfants. Les gouvernements qui appliquent des restrictions au marketing n’interdisent aucun aliment du marché, ils empêchent simplement l’industrie des aliments et des boissons de faire la publicité de produits nocifs et de cibler les enfants vulnérables.

Pour en savoir plus sur le sujet : Lettre Nutrition & Santé n°112

Visuel : pxfuel.com