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Après plusieurs années de ralentissement, l’innovation alimentaire montre des signes clairs de reprise, confirmant un regain de dynamisme à l’échelle mondiale. Selon le baromètre Nutrikéo x ProtéinesXTC, le nombre de nouveautés enregistrées en France en 2025 a bondi de 31,1% (et de 15,2% dans le monde) par rapport à 2024
Certaines catégories tirent particulièrement la croissance. Les BRSA (boissons rafraîchissantes sans alcool) restent en tête des catégories les plus innovantes au niveau mondial. On observe en effet de plus en plus de boissons fermentées et de boissons fonctionnelles enrichies en protéines et micronutriments. Elles sont suivies par les surgelés salés (plus forte croissance dans le monde avec 0,8 point) et les produits de crèmerie. En France, la hiérarchie diffère légèrement : les surgelés salés sont en première position devant les BRSA, et les produits traiteur. Les catégories traditionnelles ou perçues comme moins vertueuses (alcool, confiserie, produits épicerie apéritifs) perdent du terrain.
À l’échelle mondiale et française, l’innovation reste portée avant tout par le côté « plaisir » (à 62,9% en France et à 56,5% dans le monde). La part des innovations axées “santé” a perdu du terrain en France et dans le monde (respectivement -11,5 et -10,3 points en cinq ans), mais reste toutefois importante, et située devant les innovations liées à la « praticité » et à « l’éthique ». Les produits innovants axés sur la forme continuent leur progression : ils représentent 12% des innovations dans le monde et 7,2% en France ; sur cet axe, la tendance est au développement de produits axés bien-être et énergie.
Plus globalement, l’innovation évolue vers des propositions plus ciblées, combinant bénéfices nutritionnels, naturalité et plaisir. Les produits mettent davantage en avant des fonctionnalités spécifiques (énergie, digestion, immunité), tout en conservant une dimension sensorielle forte. Certaines tendances émergentes se confirment : produits enrichis, produits protéinés, produits végétaux, etc. Malgré ce rebond de l’innovation, elle reste contrainte par un environnement économique tendu. Le secteur agroalimentaire entre dans une nouvelle phase d’innovation, moins expansive mais plus stratégique. Dans ce contexte, les acteurs capables d’apporter des bénéfices tangibles, tout en maîtrisant les coûts et la complexité industrielle, devraient capter la valeur dans les prochaines années.
Source : L’innovation alimentaire retrouve du pep’s, Florence Bray, Magazine LSA du 19 mars 2026, N°2883.