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Le football est un sport largement pratiqué dans notre société. Il peut se caractériser comme un exercice physique intense et prolongé pouvant favoriser une augmentation du stress oxydatif. Ce stress peut avoir de multiples conséquences notamment sur la performance des footballeurs. Il peut induire des dommages cellulaires qui se traduiront par une inflammation provoquant une diminution des performances physiques et des lésions musculaires.

Afin de limiter ce stress oxydatif, des supplémentations nutritionnelles peuvent être envisagées. C’est le cas avec les protéines animales qui, d’après de précédentes études, peuvent avoir des effets bénéfiques sur la récupération musculaire en réduisant les réponses inflammatoires. La consommation de protéines végétales, comme la protéine de pois, commence aussi à être étudiée afin de comparer les effets avec ceux des protéines animales. Toutefois, peu d’études se sont concentrées sur l’effet de la protéine de pois sur les lésions musculaires dans les sports d’équipe.

L’objectif de cette étude est donc de comparer l’effet d’une protéine de pois et d’une protéine de lactosérum sur les altérations biochimiques et métaboliques chez des footballeurs professionnels lors d’un match.

Pour cela, un essai clinique randomisé en double aveugle a été réalisé sur une équipe de football professionnelle brésilienne de 12 joueurs. Chaque joueur a testé les deux conditions (protéine de lactosérum et protéine de pois) avec une supplémentation de 0,5g/kg/jour de protéines pendant 10 jours. Le schéma suivant a été réalisé : supplémentation pendant 7 jours, match de football, supplémentation pendant 3 jours après le match. Une période de sevrage de 4 jours était appliquée avant de tester la deuxième protéine. Le jour du match un prélèvement sanguin, un test d’échelle à la douleur et un test de saut en contre-mouvement étaient effectués. Ces mesures ont été répétées les 3 jours qui ont suivi le match.

 

Grâce aux différentes mesures obtenues, des valeurs plus basses de créatine kinase et d’alanine transaminase ont pu être observées avec la protéine de pois par rapport à la protéine de lactosérum après le match. Concernant, les autres mesures effectuées, aucune différence significative n’a pu être retenue entre les deux protéines. La protéine de lactosérum et la protéine de pois peuvent toutes les deux réduire les dommages cellulaires causés par un match de football.

Ainsi, la protéine de pois peut être utilisée de la même façon que la protéine de lactosérum au moment de la récupération d’un match de football.

Des études supplémentaires seront nécessaires afin de confirmer ces résultats car la taille de l’échantillon était relativement faible et il n’y avait pas de groupe témoin.

 

Comparison of the effects of pea protein and whey protein on the metabolic profile of soccer athletes: a randomized, double-blind, crossover trial
Article publié le 22 septembre 2023 dans le journal Frontiers
Lien (open access) : https://doi.org/10.3389/fnut.2023.1210215