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Le Réseau d’Allergo Vigilance®

Outil de veille sanitaire et épidémiologique alimenté par des professionnels de santé du domaine de l’allergologie, le Réseau d’Allergo Vigilance® (RAV) recense les cas d’anaphylaxies sévères en France, quelle qu’en soit l’étiologie (alimentaire, médicamenteuse, etc.).

Les allergies alimentaires constituent une véritable préoccupation de santé publique : les signalements enregistrés par le RAV permettent alors de mieux connaître la fréquence des allergies et d’identifier des allergènes émergents à partir des cas d’anaphylaxies sévères.

Allergènes alimentaires émergents : quels sont les nouveaux risques ?

Selon l’ANSES, un allergène est qualifié d’émergent s’il est associé à au moins 1% des cas d’analphylaxies sévères, enregistrées par le RAV, ou s’il présente un risque de réaction croisée moléculaire avec l’un des 14 allergènes à déclaration obligatoire (ADOs) inscrits dans le Règlement (UE) 1169/2011.

Entre 2022 et 2021, le RAV a enregistré 2621 cas d’anaphylaxie alimentaire, permettant la publication d’une étude identifiant les allergènes émergents suivants (classés par ordre décroissant de pourcentage des déclarations) :

  • Lait de chèvre et/ou de brebis (2,9%)
  • Le sarrasin (2,7%)
  • Le sésame (2,36%)
  • L’alphagalactose (1,70%), présent dans la viande de mammifère
  • Le kiwi (1,6%)
  • Les légumineuses pois et lentilles (1,48%)
  • Le pignon de pin (1,4%)
  • Les produits de la ruche (1,22%) : pollen en pelote, miel, gelée royale, propolis.

Les auteurs de cette étude soulignent l’importance de mettre à jour la liste des ADOs en y ajoutant les allergènes alimentaires émergents précédemment listés, pour mieux prévenir le risque d’allergie grave et assurer la protection des consommateurs.

Aussi, les protéines de nombreux fruits et légumes ont des similitudes avec des protéines de pollens, favorisant des réactions croisées pollens / aliments : les données collectées par le RAV jusqu’en 2021 ont permis de mettre en évidence des allergènes émergents via ces réactions croisées (les panallergènes) : pomme (0,88 %), banane (0,88 %), pêche (0,72 %) et carotte (0,72 %).

Les données du RAV confirment ainsi une tendance à l’augmentation des cas d’anaphylaxie alimentaire au fil des années, qui pourrait être favorisée par les modifications de notre environnement (nouvelles habitudes alimentaires, nouveaux aliments, pollution, etc.), introduisant de nouveaux risques allergènes.

Sources :