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Clarisse Lemaitre. D’après Process alimentaire, le 7 septembre 2015.

D’après une revue bibliographique réalisée par l’Inra, Inserm et université de Marseille, manger équilibré avec un faible budget est possible mais assez difficile. L’étude, publiée dans Nutrition Reviews, porte sur la contribution du prix des aliments aux inégalités sociales en matière de choix alimentaires et de nutrition.

Dans cette revue de la littérature, les chercheurs s’intéressent aux déterminants économiques des choix alimentaires. Ils confirment que lorsque l’on compare les aliments de la base INCA2 (2006-2007) en exprimant leur prix en €/100kcal et non pas en €/kg, les produits riches en vitamines, fer, calcium, fibres sont des sources de calories plus chers que les produits riches en énergie, très gras ou très sucrés.

Les chercheurs notent qu’il est nécessaire de faire des concessions sur les habitudes alimentaires et les normes culturelles, et notamment à consommer des aliments de bonne qualité nutritionnelle pour leur prix, tels que les légumes en conserve ou surgelés.

De plus, les industriels ont fini par développer une forte segmentation des marchés de l’agro-alimentaire, ce qui a permis de mettre à disposition des produits de bonne qualité nutritionnelle à tous les niveaux de prix, de l’entrée de gamme au premium.

 

Référence : Nicole Darmon, Adam Drewnowski. Contribution of food prices and diet cost to socioeconomic disparities in diet quality and health: a systematic review and analysis. NutritionReviews, Vol. 0(0):1–18. doi: 10.1093/nutrit/nuv027