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Guillaume Jumeaux. D’après Alim’Agri, le 21 décembre 2017

Jeudi 21 décembre, après 5 mois de discussions, s’est déroulé la cérémonie de clôture des Etats généraux de l’alimentation, évènement qui a mobilisé industriels, distributeurs, agriculteurs, associations et syndicats autour de problématiques communes.

Au niveau nutritionnel, les champs d’études se sont concentrés sur les problématiques de promotion de choix alimentaires favorables à la santé des consommateurs et respectueux de l’environnement ainsi que la réduction des inégalités d’accès à une alimentation saine et durable. Les principales attentes déclarées des consommateurs sont de manger mieux, localement, sainement, en assurant une juste rémunération aux producteurs et en respectant l’environnement. A ce titre, des mesures vont être prises pour améliorer l’information des consommateurs comme l’adaptation des repères nutritionnels aux nouveaux modes de consommation, l’amélioration progressive de l’étiquetage nutritionnel simplifié (Nutriscore), la révision de la charte alimentaire du CSA pour la renforcer et étendre son application à d’autres médias. A propos du champ des inégalités d’accès à une alimentation de qualité et durable, la qualité nutritionnelle des repas servis en restauration collective va être améliorée. La proportion de produits biologiques, locaux, ou écologiques devra représenter à minima 50% des repas servis en 2022.

Pour améliorer la sécurité sanitaire, la surveillance et les contrôles vont être renforcés. En particulier, cela passera par une modification des modalités de financement des études d’évaluation et d’autorisation des substances, une amélioration de la concertation entre l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) et les agences nationales. Sont aussi à prévoir la mise en place de retours d’expérience suite aux crises alimentaires et sanitaires et de stratégies européennes pour lutter contre les fraudes et surveiller les risques liés aux perturbateurs endocriniens, nanomatériaux, et l’antibiorésistance en élevage.

La lutte contre le gaspillage sera renforcée par la mise en place d’un diagnostic obligatoire et la diffusion d’outils prédictifs. L’obligation des dons des excédents alimentaires à des associations d’aide alimentaire sera étendue aux établissements de restauration collective et industries agroalimentaires  au-delà d’un certain seuil.

Enfin le gouvernement souhaite miser sur l’éducation en élaborant un parcours alimentaire pédagogiques et en mettant en place des programmes courts d’information au niveau national et régional.