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En plein développement dans le monde, le secteur des « aliments cellulaires » est aujourd’hui confronté à 3 grands défis : le passage à une échelle industrielle, les autorisations de mise sur le marché (par la Commission européenne pour l’UE, seulement après avis positif de l’EFSA), et l’acceptabilité des consommateurs.

Le 5 avril dernier, la Commission des affaires économiques du Sénat a adopté le rapport d’information n°504 « Aliments cellulaires : être vigilant pour mieux encadrer et maîtriser la technologie », qui fait suite à la mission sénatoriale menée par MM. Olivier Rietmann et Henri Cabanel (rapporteurs et auteurs du rapport).

Afin d’étudier les enjeux liés au développement d’aliments cellulaires, une quarantaine d’auditions a été menée et la mission d’information française s’est rendue sur le site de 3 entreprises développant ce type de produits (en France dans le Maine-et-Loire, et aux Pays-Bas). Suite à ces travaux, la Commission des affaires économiques a affirmé son opposition anthropologique, éthique, culturelle et, en somme, politique, au développement des « aliments cellulaires ». La Commission souligne également que, bien que prometteuse (opportunités économiques et financières, impact positif sur le bien-être animal et l’environnement), cette innovation technologique ne serait pas sans conséquences, notamment sur l’élevage, déjà fragilisé à l’heure actuelle.

Bien que réservée sur l’utilité sociale des « aliments cellulaires », la mission d’information souhaite accélérer la recherche en France, pour lever les incertitudes et mieux encadrer et maîtriser la technologie. Pour ce faire, plusieurs recommandations ont été émises et sont formulées dans le rapport du Sénat ; ces dernières sont regroupées en 3 axes :

  • Renforcer la procédure d’autorisation des nouveaux aliments et les règles applicables aux aliments cellulaires, avec notamment pour objectif de forger un cadre réglementaire Français strict et pousser pour son adoption au niveau européen.
  • Mieux informer le consommateur et protéger les filières de production animale, en s’accordant sur des règles de dénomination et d’étiquetage claires ; 
  • Intensifier la recherche sur les aliments cellulaires, mais miser en priorité sur l’élevage et les protéines végétales pour relever le défi de l’autonomie protéique. La recommandation n°17, faisant partie de cet axe, préconise de prioriser l’accélération de la mise en oeuvre de la stratégie protéines végétales, en augmentant en particulier les financements dédiés, plutôt que le financement d’alternatives lointaines et plus incertaines.

 

Sources :

Rapport d’information n°504, des sénateurs MM. Olivier Rietmann et Henri Cabanel, 05/04/2023.

Synthèse de la Commission des affaires économiques du Sénat, 05/04/2023.

Image libre de droit (Pexels).