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Les Européens sont de plus en plus nombreux à pratiquer une activité sportive, mais leurs motivations vont bien au-delà de la recherche de performance. En France, près d’un pratiquant sur deux recherche avant tout la détente, tandis que la performance physique apparaît nettement moins prioritaire. Le nouvel Eurobaromètre sur le sport et l’activité physique, publié en septembre 2026 par la Commission européenne, met en lumière des attentes diversifiées, qui pourraient ouvrir de nouvelles perspectives pour les acteurs de la nutrition sportive.

Une pratique sportive en progression en Europe et en France

Selon l’Eurobaromètre 2026, 39 % des Européens déclarent ne jamais pratiquer de sport ou d’exercice physique, contre 45 % en 2022. Parallèlement, 47 % affirment pratiquer presque quotidiennement ou plusieurs fois par semaine, soit une progression de 9 points en quatre ans.

La tendance est également positive en France, où la proportion de personnes déclarant ne jamais pratiquer de sport ou d’exercice physique est passée de 45 % à 36 % depuis 2022. Désormais, 51 % des Français déclarent pratiquer régulièrement, contre 47 % à l’échelle européenne.

Cette progression témoigne d’un intérêt croissant pour l’activité sportive, même si une part importante de la population demeure éloignée de la pratique.

Pour les Français, le sport est avant tout un moyen de décompresser

Au-delà de cette progression, l’enquête révèle surtout des différences intéressantes dans les motivations des pratiquants.

À l’échelle européenne, l’amélioration ou le maintien de la santé physique constitue la première motivation (44 %), suivie de la détente (39 %).

En France, la hiérarchie s’inverse : la détente arrive en tête des motivations, citée par 48 % des pratiquants, devant la préservation de la santé physique (45 %). La volonté d’améliorer sa santé mentale ou de réduire son stress est également mentionnée par 28 % des Français, contre 26 % des Européens.

À l’inverse, seuls 18 % des pratiquants français déclarent rechercher une amélioration de leurs performances physiques, contre 30 % à l’échelle européenne.

Ces résultats dessinent une pratique sportive davantage associée, en France, à la recherche d’un équilibre physique et mental qu’à la seule performance. Faire du sport représente une occasion de décompresser, de prendre du temps pour soi et de s’extraire des contraintes du quotidien.

Cette recherche de bien-être s’inscrit dans des pratiques variées. Les parcs et espaces extérieurs constituent notamment le premier lieu de pratique déclaré, en France (49 %) comme dans l’Union européenne (47 %).

Les déplacements quotidiens constituent aussi une occasion de pratiquer une activité physique : 37 % des pratiquants européens déclarent bouger lors de leurs trajets entre le domicile et leurs différentes activités, contre 30 % en France.

Pour autant, la progression de la pratique sportive ne signifie pas nécessairement une réduction de la sédentarité. En France, 45 % des personnes interrogées déclarent passer au moins 5 h 30 par jour en position assise, contre 43 % à l’échelle européenne.

Quelles perspectives pour l’innovation en nutrition sportive ?

Les résultats de l’Eurobaromètre 2026 invitent à élargir la réflexion autour des attentes des consommateurs en matière de nutrition sportive.

Si les produits traditionnellement associés à la performance musculaire, à l’endurance ou à la récupération conservent leur place, les motivations identifiées par l’Eurobaromètre suggèrent des opportunités de diversification vers une nutrition accompagnant plus largement les modes de vie actifs.

La recherche de bien-être, la gestion du poids ou encore la volonté de préserver sa santé physique pourraient ainsi inspirer de nouvelles approches en matière de formulation, de positionnement et de communication.

L’enjeu pourrait être de dépasser la seule cible des sportifs orientés vers la performance, pour répondre à une diversité de profils et de motivations, à la croisée de la nutrition, de l’activité physique et du bien-être mental.

Source : Commission européenne, Eurobaromètre spécial 574 « Sport et activité physique », septembre 2026. Enquête réalisée entre avril et mai 2026 auprès de 26 421 personnes dans l’Union européenne, dont 1 016 en France.