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DSM-Firmenich franchit une nouvelle étape dans l’utilisation de l’intelligence artificielle pour l’innovation en nutrition et en sciences sensorielles. Le groupe vient d’annoncer un partenariat avec Boltz PBC, société spécialisée dans la modélisation biomoléculaire par IA, afin d’accélérer la découverte et le développement de nouvelles molécules de saveur et de parfum.
L’objectif est notamment de mieux comprendre et prédire la manière dont différentes molécules interagissent avec les récepteurs humains du goût et de l’odorat. Pour cela, DSM-Firmenich entend associer sa connaissance des sciences sensorielles et sa base de données sur ces récepteurs aux modèles biomoléculaires développés par Boltz.
Cette approche pourrait permettre aux chercheurs de prédire l’activité sensorielle de structures moléculaires et d’identifier plus rapidement de nouveaux candidats, avant de passer aux étapes de validation expérimentale. Les modèles développés dans le cadre de cette collaboration seront notamment destinés à étudier les interactions entre molécules et protéines impliquées dans la perception gustative et olfactive.
Pour DSM-Firmenich, dont les activités couvrent notamment la nutrition, la santé, les arômes et les parfums, cette technologie peut constituer un nouvel outil pour accélérer l’innovation dans les ingrédients sensoriels. Les équipes du groupe auront accès à l’ensemble de la plateforme technologique de Boltz, dont Boltz Lab et son API. Une interface reposant sur le langage naturel doit également permettre aux scientifiques de piloter des processus complexes de modélisation et de prédiction moléculaires.
Dans le domaine de la nutrition, l’enjeu dépasse la seule création de nouvelles saveurs. La maîtrise des interactions entre molécules et récepteurs sensoriels peut contribuer à développer des solutions permettant d’optimiser le profil organoleptique de produits reformulés, par exemple lors de la réduction de certains ingrédients ou de l’introduction de nouvelles sources nutritionnelles.
L’IA ne remplace toutefois pas l’évaluation sensorielle ou la validation expérimentale. Elle intervient plutôt en amont, pour réduire l’espace de recherche et sélectionner plus efficacement les pistes à tester.
Avec ce partenariat, DSM-Firmenich illustre ainsi l’évolution des méthodes de R&D dans le secteur des ingrédients : la formulation et les sciences sensorielles s’appuient désormais aussi sur la modélisation biomoléculaire pour accélérer l’exploration de nouvelles solutions.

Sources :