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L’intérêt pour les régimes riches en protéines végétales ne cesse de croître. Si de nombreuses études observationnelles suggèrent des bénéfices associés à ces régimes, la question de leur impact réel reste ouverte.
L’objectif de ce travail était de regrouper et analyser l’ensemble des essais cliniques randomisés ayant testé des interventions alimentaires visant à augmenter la part de protéines végétales au détriment des protéines animales.
Pour cela, les auteurs ont mené une revue systématique et recherché les études pertinentes dans trois grandes bases de données (PubMed, Cochrane et Embase). Plus de 2800 articles ont été identifiés, mais seuls 7 essais cliniques répondant aux critères stricts d’inclusion ont été retenus. Ces études, menées principalement en Europe et en Amérique du Nord, représentent au total quatre interventions distinctes, avec des durées allant de 4 à 12 semaines et des échantillons de 36 à 136 participants.

Les résultats montrent que remplacer partiellement les protéines animales par des sources végétales peut améliorer certains marqueurs de santé cardiovasculaire. Une diminution du cholestérol LDL, du cholestérol total et parfois du poids corporel est observée dans les groupes consommant davantage de protéines végétales. Ces effets apparaissent à la fois dans des interventions basées sur des aliments entiers (légumineuses, céréales) et dans celles utilisant des substituts végétaux. Sur le statut nutritionnel, la revue met en évidence une diminution du statut en vitamine B12 lorsque la proportion de protéines végétales est la plus élevée, tandis que les niveaux de fer, de folates ou de vitamine D ne semblent pas significativement affectés. Concernant la santé osseuse et le métabolisme minéral, les résultats sont hétérogènes selon les études. Au-delà des paramètres de santé, cette revue met également en lumière des bénéfices environnementaux. Une des études incluses rapporte une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre et de l’utilisation des terres associées à une diminution de la consommation de viande.
→ En conclusion, cette revue systématique suggère que remplacer partiellement les protéines animales par des protéines végétales constitue une stratégie prometteuse pour améliorer certains marqueurs de santé cardiovasculaire tout en réduisant l’impact environnemental de l’alimentation. Toutefois, une attention particulière doit être portée à l’apport en vitamine B12 et au métabolisme osseux.
Enfin, cette synthèse présente plusieurs limites importantes. Le nombre d’études incluses reste faible et les durées d’intervention sont relativement courtes. De plus, les protocoles varient fortement en termes de type d’aliments utilisés, de proportions de remplacement et de critères évalués, rendant les comparaisons parfois difficiles. Comme souligné par les auteurs, ces résultats concernent uniquement des adultes en bonne santé et ne peuvent pas être généralisés à d’autres populations.
« Partially Replacing Animal-Based Protein Foods With Plant-Based Protein Foods: A Systematic Review of Randomized Controlled Trials in Healthy Adults »
Revue publiée le 24 avril 2026 dans Nutrition Reviews
Lien (article en accès libre) : https://doi.org/10.1093/nutrit/nuag058
Photo d’illustration issue de la banque d’images Pexels. Crédit : Fuzzy Rescue