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La réduction de la consommation de viande rouge au profit d’alternatives végétales est aujourd’hui largement encouragée pour des raisons environnementales et de santé. Toutefois, certaines populations spécifiques, comme les femmes en âge de procréer, présentent des besoins nutritionnels particuliers, notamment en fer. Or, la viande rouge constitue une source majeure de fer hautement biodisponible.
L’objectif de cette étude était d’évaluer les effets d’une consommation quotidienne de viande de bœuf comparée à une alternative végétale sur les facteurs de risque cardiométaboliques chez des femmes en âge de procréer présentant de faibles réserves en fer.
Pour cela les auteurs ont mis en place un essai clinique randomisé, en double aveugle, mené sur 52 femmes non enceintes (âge 18-40 ans) présentant une carence en fer (ferritine moyenne inférieure à 25 µg/L). Les participantes ont été réparties en deux groupes pendant 8 semaines :
- Un groupe consommant quotidiennement un repas contenant 114 g de bœuf,
- Un groupe consommant un repas équivalent contenant une alternative végétale (type Beyond Meat).
Toutes les participantes recevaient également une supplémentation en fer (32 mg/jour), afin de standardiser l’apport en fer.
Sur le plan nutritionnel, les apports différaient entre les groupes : le groupe « bœuf » consommait davantage de protéines et de cholestérol, et le groupe « alternatives végétales » consommait davantage de fibres et d’acides gras insaturés. Malgré ces différences, les résultats montrent l’absence d’effet différentiel significatif entre les deux groupes sur l’ensemble des paramètres cardiométaboliques étudiés : sur la composition corporelle, sur la pression artérielle, sur les lipides sanguins ou les lipoprotéines, et sur les marqueurs du métabolisme glucidique. Une augmentation modérée du glucose et de l’insuline a été observée au cours de l’étude, mais elle était indépendante du type de produit consommé.
→ En conclusion, cette étude montre que, chez des femmes en âge de procréer présentant une carence en fer, la consommation quotidienne de viande de bœuf ou d’une alternative végétale pendant 8 semaines n’entraîne pas de différence sur les facteurs de risque cardiométaboliques. Ces résultats suggèrent que, dans ce contexte spécifique et à court terme, les alternatives végétales peuvent constituer une option comparable à la viande en termes d’impact cardiométabolique.
Plusieurs limites existent, la durée est relativement courte et ne permet pas d’évaluer les effets à long terme, et la présence d’une supplémentation en fer chez toutes les participantes, peut masquer certains effets liés à l’alimentation seule.
« Daily Consumption of Beef, Compared to Plant-Based Meat, for Eight Weeks Has No Effects on Cardiometabolic Risk Factors among Women of Reproductive Age with Low Iron Stores: A Randomized, Controlled Clinical Trial »
Article publié le 24 octobre 2025 dans The Journal of Nutrition
Lien (article en accès libre) : https://doi.org/10.1016/j.tjnut.2025.10.028
Photo d’illustration issue de la banque d’images Pixabay. Crédit : Tom Wieden