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Les maladies cardiovasculaires sont l’une des principales causes de mortalité dans le monde et la majorité des autorités de santé recommandent de privilégier les sources de protéines végétales aux protéines animales pour prévenir l’apparition de ces pathologies. Cependant, le ratio optimal entre ces deux types de protéines reste encore a déterminer.

Les objectifs de cette étude étaient :

  • D’analyser l’association entre le ratio protéines végétales/animales et les maladies cardiovasculaires
  • D’examiner les effets combinés de ce ratio et de la densité protéique (pourcentage de calories provenant des protéines) pour explorer l’association entre le risque cardiovasculaire et un apport protéique élevé
  • D’estimer, à l’aide de modèle de substitutions, l’évolution du risque cardiovasculaire quand on remplace des protéines animales par des protéines végétales dans le régime

Pour cela, les auteurs ont utilisé les données de trois grandes cohortes prospectives américaines : NHS, NHSII et HPFS. Les participants ont été suivis pendant 30 ans, avec un total de 202 863 individus inclus dans l’analyse. Le ratio protéines végétales/animales a été calculé en fonction du pourcentage de calories provenant de chaque source de protéines. Un ratio élevé correspondait à une consommation plus importante de protéines végétales par rapport aux protéines animales.

Au cours du suivi, 16 118 événements cardiovasculaires ont été recensés, dont 10 187 cas de maladies coronariennes et 6 137 accidents vasculaires cérébraux (AVC). Pendant la même période, le ratio médian protéines végétales/animales est passé de 0,36 à 0,50, indiquant une augmentation de la consommation de protéines végétales (de 1:3 à 1:2).

Les résultats ont montré que dans l’ensemble, un ratio plus élevé était associé à une réduction du risque de maladies cardiovasculaires, en particulier des maladies coronariennes. En revanche, aucune association significative n’a été observée avec le risque d’AVC. Les effets étaient statistiquement significatifs pour deux des trois cohortes étudiées. L’association bénéfique était encore plus marquée lorsque la densité protéique était élevée (médiane à 20,8 %). De plus, les bénéfices du ratio protéines végétales/animales sur le risque cardiovasculaire étaient renforcés chez les fumeurs et les personnes souffrant d’hypercholestérolémie.

Remplacer 3% de l’apport énergétique provenant des protéines animales par des protéines végétales était associé avec une diminution du risque de développer une maladie cardiovasculaire de 18% et du risque d’avoir une maladie coronarienne de 24%. Encore une fois, aucune association avec les AVC n’avait été démontrée. Les auteurs ont aussi considéré les remplacements d’aliments spécifiques. Ainsi, pour les maladies cardiovasculaires en général, remplacer la volaille par des noix, ou la viande rouge par des noix, des légumineuses, des céréales entières, et des pommes de terre ou les produits laitiers par des noix était associé à une diminution du risque. Des effets similaires étaient visibles pour les maladies coronariennes et les AVC mais avec des variations en fonction des produits considérés.

    « Dietary plant-to-animal protein ratio and risk of cardiovascular disease in 3 prospective cohorts »

    Article publié le 02 décembre 2024 dans The American Journal of Clinical Nutrition

    Lien (article en accès libre) : doi.org/10.1016/j.ajcnut.2024.09.006

    Photos d’illustration issues de la banque d’images Pexels. Crédits : Vlada Karpovich et Fuzzy Rescue