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Dans le sport, les aides ergogéniques sont recherchées pour améliorer la performance sportive. Parmi les molécules/ingrédients utilisés, le cacao attire l’attention pour ses composés bioactifs (flavanols, épicatéchine, théobromine) associés à des effets vasodilatateurs et antioxydants, susceptibles d’influencer la fatigue et le stress oxydatif induits par l’exercice intense. Les auteurs rappellent d’ailleurs que l’effort anaérobie maximal (sprints répétés) génère rapidement lactate, acidose et stress oxydatif, ce qui en fait un modèle intéressant pour tester l’intérêt potentiel des flavonoïdes du cacao sur la performance.
L’étude vise à déterminer si une boisson chocolatée influence les variables physiologiques et de performance lors d’un test de sprints répétés.

Vingt adultes en bonne santé ont suivi un protocole randomisé, single-blind, cross-over avec deux essais. Chaque condition impliquait la consommation de 300 mL de boisson : chocolat noir (lait et cacao(30.64%)) ou lait et arôme de chocolat blanc (contrôle). Les participants disposaient d’environ 1h30 de digestion avant le test. Les critères d’inclusion incluaient notamment : âge 21–35 ans, absence de blessure musculo-squelettique récente, pas de médicament, et un niveau d’activité physique minimal (au moins 150 min/semaine modérée ou 75 min/semaine vigoureuse, avec exercice 3 fois/semaine). Un wash-out de 7 jours séparait les deux conditions ; chez les femmes, le calendrier des essais était calé sur la phase folliculaire pour limiter un effet du cycle. Les tests étaient réalisés le matin après un jeûne nocturne. Le test de performance était un RAST (Running Anaerobic Sprint Test) : 6 sprints de 35 m, puis une seconde série, avec récupération standardisée.
Les résultats principaux rapportent une amélioration significative des temps sur la 2ème série de RAST avec la boisson au chocolat noir comparée à la boisson contrôle, que ce soit sur le temps moyen ou le temps total d’effort. Sur les indicateurs de puissance, certains paramètres sont également en faveur de la boisson chocolatée sur la 2ème série comme la puissance moyenne. En revanche, plusieurs variables ne montrent pas de différence nette entre les deux conditions : les analyses ne montrent pas d’effet significatif de la condition sur la fréquence cardiaque moyenne, la mesure de perception de l’effort ou la puissance maximale.
→ En conclusion, cette étude suggère qu’une supplémentation aiguë sous forme de boisson lactée au cacao pourrait améliorer modestement la performance sur des sprints répétés, en particulier sur la seconde série de l’épreuve (fatigue cumulée), sans modifier clairement la perception de l’effort.
Plusieurs limites invitent à la prudence sur les résultats : l’effectif est réduit ce qui limite la généralisation à d’autres populations et le protocole aigu ne renseigne pas sur un effet chronique ou sur l’adaptation à l’entraînement.
« Effects of Dark Chocolate on Physiological and Anaerobic Performance Among Healthy Female and Male Adults »
Article publié le 22 octobre 2025 dans Nutrients
Lien (article en accès libre) : https://doi.org/10.3390/nu17213317
Photo d’illustration issue de la banque d’images Pexels. Crédit : Eva Bronzini