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Les liens entre la consommation d’aliments ultra-transformés et santé font l’objet de nombreuses études. Une nouvelle méta-analyse publiée dans Family Medicine and Community Health examine ces relations pour plusieurs maladies chroniques et la mortalité toutes causes confondues.
Les chercheurs ont analysé 51 études de cohortes prospectives, représentant un effectif total rapporté de 8,8 millions d’adultes, avec des suivis de 2 à 32 ans. La recherche bibliographique couvrait les publications disponibles jusqu’au 28 avril 2026. Les aliments ultra-transformés étaient définis selon la classification NOVA et leur consommation évaluée à partir de questionnaires alimentaires, de rappels de 24 heures ou d’historiques alimentaires. Les analyses comparaient les catégories de consommation les plus élevées aux plus faibles et exploraient les relations dose-réponse.
Les consommations les plus élevées d’aliments ultra-transformés étaient associées à des risques relatifs supérieurs d’événements cardiovasculaires de 24 %, de cancer de 12 %, de surpoids ou d’obésité de 23 %, et de syndrome métabolique ou de diabète de 24 %. Des associations étaient également observées pour la dépression ou l’anxiété (+27 %), les maladies digestives (+31 %) et la mortalité toutes causes confondues (+18 %). Ces estimations concernent des groupes de critères distincts et ne mesurent pas directement le risque de développer simultanément plusieurs maladies.
Les analyses dose-réponse montraient que pour chaque consommation supplémentaire de 100 g d’aliments ultra-transformés par jour, un risque d’événements cardiovasculaires supérieur de 14 %, de cancer de 4 % et de mortalité toutes causes confondues de 3 %. Les résultats n’étaient toutefois pas uniformes.
La portée de ces résultats reste limitée par leur nature observationnelle, qui ne permet pas d’établir de causalité. Le niveau de certitude était jugé faible pour la plupart des critères, modéré pour le surpoids et l’obésité, et très faible pour l’hypertension. L’hétérogénéité entre les études incluses, les consommations autodéclarées et les facteurs de confusion résiduels compliquent également l’interprétation. Enfin, la catégorie des aliments ultra-transformés rassemble des produits aux profils nutritionnels variés, sans permettre ici d’en distinguer les associations spécifiques avec la santé.
→ En conclusion, cette méta-analyse renforce ainsi les observations reliant une consommation élevée d’aliments ultra-transformés à plusieurs effets santé défavorables. Elle ne permet cependant ni de définir un seuil de consommation sans risque, ni d’attribuer un effet identique à tous les produits de cette catégorie.
« Ultra-processed food consumption and risk of multiple chronic diseases among 8,819,894 adults from 51 prospective cohorts: a dose-response meta-analysis »
Article publié le 22 septembre 2026 dans Family Medicine and Community Health
Lien (article en accès libre) : https://doi.org/10.1136/fmch-2026-003925
Photo d’illustration issue de la banque d’images Picryl. Crédit : NIH