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La production de protéines entre dans une nouvelle ère avec la collaboration entre l’Université technique du Danemark (DTU) et Novonesis. Au cœur de cette innovation : la capacité à transformer le CO₂ résiduel en protéines nutritives, ouvrant la voie à une alimentation plus durable et potentiellement indépendante de l’agriculture traditionnelle.

Porté par le centre de recherche BRIGHT, ce projet s’inscrit dans une logique de bioéconomie circulaire. L’objectif est clair : produire des protéines de haute qualité à partir de micro-organismes capables d’utiliser l’acétate, lui-même dérivé du CO₂. Cette approche permettrait de créer des aliments riches en protéines tout en réduisant drastiquement l’empreinte environnementale de leur production.

D’un point de vue nutritionnel, ces protéines microbiennes présentent un fort potentiel. Comme le souligne Adam Feist, elles offrent une plateforme flexible et renouvelable, capable de répondre aux besoins croissants en protéines dans un contexte de pression sur les ressources agricoles. Ces protéines pourraient être conçues pour être complètes, avec un profil en acides aminés comparable, voire supérieur, à certaines sources végétales.

Cependant, le défi technique reste important. Les micro-organismes utilisés ne sont pas naturellement adaptés à consommer de l’acétate, une substance potentiellement toxique pour eux. Les équipes de recherche travaillent donc à améliorer leur tolérance et leur efficacité grâce à des techniques avancées d’ingénierie et d’évolution adaptative. L’enjeu est d’atteindre des rendements élevés tout en maintenant des coûts de production compétitifs.

Pour Carsten Hjort, la viabilité commerciale dépendra de la capacité à rivaliser avec les protéines traditionnelles, tant sur le plan économique que nutritionnel. Si cet équilibre est atteint, ces nouvelles protéines pourraient transformer en profondeur l’industrie agroalimentaire.

À terme, cette technologie pourrait contribuer à sécuriser l’approvisionnement alimentaire mondial, tout en réduisant l’impact environnemental de notre alimentation. Une innovation qui place la science au cœur des enjeux nutritionnels de demain.

Sources :

https://www.foodingredientsfirst.com/